Dimanche 22 mars 2009
Enfin un nouvel article après une longue pause!!
Alors quelques nouvelles: Tout d'abord, une correspondance vient de commencer entre l'école de Nema et une école du 44. Les lettres des "p'tits français" sont parties il y a quelques semaines, par l'intermédiaire d'une volontaire qui partait dans un village voisin. (médina sandiako) C'est plus sûr d'arriver comme ça!
Ensuite, je viens d'apprendre hier soir au téléphone par un jeune du village qu'une autre volontaire m'avait remplacée, et était actuellement à Nema depuis 2 mois! J'en suis super contente! Mondo Challenge (l'asso avec laquelle j'étais partie), ne m'en avait pas informée... Les enseignants doivent être très contents que quelqu'un ait pu venir poursuivre le travail commencé. Je vais essayer de prendre contact avec elle...
Par céline
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Vendredi 4 janvier 2008

Me voilà rentrée au pays du ciel gris!! 

Mais j'ai bien rechargé mes p'tites batteries pendant ces trois mois, et je garde un p'tit morceau de soleil de là-bas dans un coin de ma tête...

Une expérience extraordinaire, au dessus de tout ce que j'avais pu imaginer. Des liens très forts se sont tissés avec la famille, le village, et puis l'école, les enseignants, les élèves... 

Je faisais vraiment partie de la famille, du village, peu à peu je n'étais plus une "toubab" (terme désignant là-bas tout européen ou blanc en général), mais une "sénégauloise"! (c'est leur mot). Je suis devenue là-bas Fatoumata Diamé dès les premiers jours (nom de la première fille de la famille, qui a quitté le village depuis plusieurs années pour s'installer à son tour en famille à une trentaine de km de Nema Nding). Donc pendant 3 mois, je n'ai pas entendu mon prénom. On m'appelait Fatou au village, Fatoumata à l'école, et même "Coto Fatou" dans la famille (ce qui signifie "grande soeur" Fatou)!

J'ai appris quelques mots de Sérère, afin de communiquer plus facilement, car dans la famille, aucun adulte ne parlait français, parmis les 5 hommes et 10 femmes. Seuls les jeunes qui avaient fait l'école française, et les élèves de CM1 et CM2 pouvaient tenir une conversation... C'est très intéressant de pratiquer une telle langue. Les mots employés sont très différents des notres, notamment pour les salutations, qui représentent la partie indispensable du langage, et qui ressemblent à un "ping-pong" de mots, différents selon le moment de la journée, et la personne à laquelle on s'adresse. Ici, personne ne se contente d'un "bonjour, ça va?", non, ce serait trop simple! On doit prendre des nouvelles de la famille, des activités, et savoir si celui que l'on salue est bien en paix. Et puis si on recroise cette personne 2 heures plus tard, on recommence. C'est somme ça. Chacun s'assure que tout le monde va bien.

Par exemple, le matin:
"Mbaldo                                    
-Hi
-Fede Diem                              
-Diam Som
-Ta mbina
-Wama
-Na Fio
-Mié hemen
-Diam som a diehou
-Diam som", etc...

C'est le minimum!!

J'ai mis quelques nouvelles photos, il vous suffit de cliquer sur la première (colonne de droite).

Je continuerai plus tard, il faut finir de déballer les sacs, trier les photos, et puis aller voir tout le monde...!

Excellente année à tous, pleine de petits bonheurs, et éventuellement de grands voyages!!

Par céline
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Jeudi 13 décembre 2007

Dès 5 heures, quelques voix d'hommes se font entendre. Ils empoignent leurs coupe-coupes, enroulent un foulard autour de leur cou pour afronter la fraîcheur matinale, puis partent aux champs. C'est ensuite autour des femmes de sortir une à une des cases. Elles vont au puits, se saluent, discutent un peu, puis reviennent avec de lourdes bassines d'eau, habilement posées sur la tête, pour la cuisine et la toilette. Le chant des oiseaux les accompagnent dès les premiers rayons du soleil. Puis les enfants balayent la cour, et les cases. Chacun s'accroupit ensuite autour des larges bols remplis de "sikat", un genre de cousous à la texture sabloneuse, dans laquelles ils plongent leurs petites mains.

Puis nous partons sur le chemin de l'école. Les sandales des enfants laissent de jolies traces sur le sable. Nous croisons un âne, quelques moutons. D'autres anfants nous rejoingnent. Nous poussons le grand portail et arrivons das la cour, joliment ornée de manguiers, apportant un peu d'ombre aux enfants, lors de la récréation. Les enseignants se saluent longuement, c'est de coutume ici, puis se réunissent dans la salle de direction, qui est aussi la classe des plus petits (CI et CP, pas de maternelle ici). Chaque enseignant soumet son planning au directeur, Monsieur Diallo, qui l'approuve généralement sans façons. Puis chacun regagne sa classe, pour une nouvelle journée. A 8h, un enfant frappe une "cloche", constituée d'une gente de voiture rouillée, avec une grosse barre de fer, annonçant ainsi l'ouverture des classes (qui en réalité ne ferment pas... excepté la classe du directeur, protégée par un petit cadenas!).

Pour ma part, je passe dans chaque classe, selon un planning de "soutien en français", réalisé avec les enseignants.

Je commence avec les CM2. Les plus grands. Les plus nombreux aussi. Ils sont 42. Il faut travailler l'expression orale. Je leur propose donc de raconter les fetes de Tabaski, qui approchent. Les élèves ici sont très volontaires et veulent toujours participer, ce qui est très motivant. Quand je pose une question, ce sont une trentaine de mains qui se lèvent, et des cris s'envolent: "madame, madame"! Puis chacun vient à son tour raconter les fêtes: les prières le matin, les hommes qui tuent le mouton, la préparation du repas, les jolis boubous, les chants, les danses...

Je vois des améliorations au fur et à mesure des cours d'expression orale. Ils prennent de l'assurance, s'approprient de nouveaux mots, et ont le souci d'essayer, au risque d'accrocher sur un mot, et de déclancher des rires moqueurs! Ici, que ce soit pour la danse ou à l'école, on rit beaucoup des autres, on se moque, mais on essaie... et c'est l'essentiel.La plupart des parents ne parlent pas français. Les élèves n'ont donc pas l'occasion chez eux de pratiquer cette langue, et ne l'entendent qu'à l'école. 

Puis je donne un cours d'expression écrite en CM1. Il faut enrichir des phrases. Par exemple, la phrase "le garçon a acheté un cahier", est transformée par Abdou, en "Ce matin, le petit garçon a acheté un cahier jaune pour 100 francs CFA à la boutique de Rassoul"! (boutique proche de ma maison). Ce qui est plutôt bien! Cela s'obtient au terme de longues explications et de nombreux exercices.

Ici, les enfants ont l'habitude d'apprendre par coeur, et de recopier. Ils est rarement fait appel à leur imagination. C'est là mon rôle, de les pousser à inventer, à imaginer, plutôt que reproduire. C'est passionnant et les progrès sont déjà palpables. Je souhaite vivement qu'un autre volontaire arrive prochainement pour poursuivre ce soutien en français si nécessaire.

Puis c'est le cours de lecture et de compréhension en CE2. L'achat des livres permet maintenant à chaque élève de suivre correctement. Quand je suis arrivée, ils devaient se regrouper par 4 autour d'un livre. La lecture est la base de toutes les matières. Celui qui ne sait pas lire ne comprendra pas les leçons d'histoire ou de sciences, et ne pourra pas résoudre les problèmes de mathématiques.

Il y a très peu de livres dans les familles, et pas de bibliothèque dans le village. Il est indispensable pour les enfants d'avoir accès à la lecture au moins à l'école.

Puis en CE1, je leur apprends un peu de vocabulaire. Aujourd'hui, les parties du corps. (tête, pieds, nez...). Mon bonhomme dessiné au tableau les fait beaucoup rire! Je le complète par une chanson à gestes, qui leur permet de répéter les mots, et de les situer, ce qui leur plait beaucoup! Ils adorent chanter...


Enfin, en CI et CP, c'est un cours de langage. Là, c'est plus compliqué. Ils découvrent tout juste le français. Les quelques mots de sérere que j'ai appris m'aident beaucoup. Je traduis tout ce que je leu apprend, y compris les chants.

Entre temps, il y a eu la récréation, de 11h00 à 11h30. Deux jeunes femmes du village, Dieye et Mariama, apportent du pain, et de grands bols de "niaw" (haricots rouges sauce oignons et épices), et de "vermicelle" (genre de spaghettis-tomates). Chacun peut se procurer un gros morceau de pain, garni de l'une ou l'autre de ces préparations, pour 100 Francs CFA (soit 15 cts d'euros). C'est délicieux, et je ne rate ce moment sous aucun prétexte! Des enfants s'agitent dans la cour, mais beaucoup rentrent à la maison manger du mil, car ils n'ont pas tous les moyens de s'offrir ce genre de 2ème petit déjeuner.

Puis à 11h30, la cloche sonne à nouveau. Les élèves regagnent les classes. Un groupe de mamans d'élèves s'activent autour du feu pour préparer le repas du midi, qui sera servi à 13h00.

13h00, c'est l'heure du déjeuner. Pour 500 à 1000 FCFA par mois, (soit environ 1€), les enfants sont assurés de manger chaque jour un bon repas, avec un morceau de poisson. Des groupes se forment dans la cour, sous les manguiers et dans une salle de classe désaffectée. Ils mangent rapidement puis rentrent chez eux. L'après-midi, les cours n'ont lieu que le mardi et le jeudi, de 16h00 à 18h00, quand le soleil est moins chaud.

A 18h00 on se salue, on se dit "à demain Inch'Allah" (si Dieu le veut), et on rentre chez soi, en empruntant les petits chemins de brousse. On croise les paysans de retour des champs, on se salue. Chacun va boire le thé. Dans une heure, la lumière du soleil laissera place aux lampes torches et bougies. Les enfants de la famille et du village me demanderont des exercices, ou viendront réciter leurs leçons, leur petit cahier à la main.

Par céline
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Dimanche 4 novembre 2007

coucou, je profite d'un p'tit tour à kaolak pour vous envoyer quelques nouvelles en vrac! 
très difficile d'avoir accès a internet ici, ce qui explique le manque de nouvelles sur mon blog!! 

en tous cas, tout va bien!! déjà un mois que je suis ici, et je m'y sens maintenant comme chez moi.
la famille est adorable, et m'a accueillie comme l'une des leurs. je suis leur fille, leur soeur! et du coup, moi aussi, j'ai maintenant plain de petits frères! 

la famille compte plus de cinquante personnes! on a enfin réussi à les compter approximativement! eux-même ne savaient pas combien ils étaient! il y a 5 hommes, 10 femmes, 31 ''petits'' enfants, et une dizaine de jeunes, qui sont au collège ou au lycée. donc il se passe toujours quelque-chose, on ne s'ennuie jamais! 

j'ai ma petite case individuelle avec un lit et une petite table. derrière la case, un petit espace entouré d'une palissade en tige de mil, et deux trous dans le sol: un pour la douche, avec une bassine et un petit pot, et un autre pour les "toilettes''! 

chaque matin, je mange une bouillie à base de mil. le midi, il y a parfois du riz, ou des haricots, avec du poisson. chaque soir, on mange un genre de couscous, avec une sauce à l'arachide, ou parfois à la tomate. on boit beaucoup de thé. c'est toute une cérémonie ici! il faut environ 1h30 pour boire le thé... et en réalité, on en boit toujours 3. j'aime beaucoup le thé d'ici. souvent, ils ajoutent quelques feuilles qui le parfument agréablement. et beaucoup beaucoup de sucre! en ce moment, on se régale aussi avec les mangues et les pastèques. c'est très rafraichissant. il fait vraiment très chaud ici. 

aujourd'hui, on est à kaolak, avec les 2 autres volontaires, qui sont dans deux autres villages proches du mien. c'est très diffrend des villages ici. 

dans nos villages, il n'y a ni eau courante, ni électricité. la vie des villageois est très rude. la plupart vit de l'agriculture. dans ma famille, ils récoltent le mil, l'arachide, le maïs, et aussi les noix de cajou, mais ce sera en mars. les jeunes fabriquent aussi du charbon pour le vendre sur le marché.

aujourd'hui, on va pouvoir manger de la viande et des frites à kaolak!! du grand luxe!

 je passe de bons moments à nemanding, et je commence à connaitre plusieurs personnes du village. ici, on prend vraiment le temps de vivre, et ça fait du bien!
 
 j'apprends peu à peu à connaitre leur mode de vie, leur culture... tout ça est très intéressant.
 
à l'école, ça va, les enseignants sont sympas, j'étais invitée à manger chez l'un d'entre eux hier. ils ont tous mangé avec une cuillère comme j'étais là! sympa de leur part! c'étatit délicieux: un thiep boudien, à base  de riz, tomates, poivrons...
 
seul le CM2 a commencé pour le moment... ça traine! alors on se ballade un peu! mais certains élèves sont très motivés, et viennent me demander des exercices le soir quand je suis à la maison!
 
le week-end dernier, un ami français est venu à sokone, à 30 km de mon village, avec son amie sénégalaise, rosa. on s'est passés un vrai WE de toubabs (d'européens!)!! un p'tit tour de pirogue, une baignade dans les bolongs, l'eau est très bonne, je dirais 27°C!, une nuit à l'hôtel, le resto...!! rien à voir avec mon quotidien!! ça fait du bien aussi, mais j'avais l'impression d'être revenue en france!!
 
un p'tit frère m'a dit l'autre jour "on n'a pas d'argent ici, mais on a notre dignité" . je trouve que ça résume assez bien les choses. ils n'ont rien mais donneraient tout, et ne demandent rien non-plus. ils me reçoivent comme quelqu'un de la famille, et me donnent le meilleur de ce qu'ils ont. c'est très touchant. 

dans les zones touristiques, c'est très différent. on a eu l'occasion d'aller dans un p'tit village touristique, ou les enfants "sautent" sur les toubabs pour leur demander de l'argent, ou un portable, une bouteille d'eau, et de façon très agressive... c'était plutôt désagréable. mais quand on fuit ces zones qui grouillent de touristes, on fait de très belles rencontres. nos villages sont très accueillants et très intéressants à découvrir.
 
hier j'ai commencé à acheter des livres pour l'école. il ya de réels besoins, aussi bien pour les élèves que pour les enseignants.
 
la faune, la flore et les paysages sont magnifiques ici, les baobabs, fromagers, les oiseaux aux couleurs superbes, les champs, les bolongs sur lesquels flottent les pirogues aux mille couleurs...  et puis parfois, un p'tit singe vert qui se ballade!
 
 c'est un peu en vrac tout ça, mais j'aurai tellement de choses à vous raconter au retour! désolée  pour le style, les fautes et le peu d'informations, mais ici, certaines choses sont plus simples que d'autres... la communication ne fait pas partie des choses simples!
 je ne peux pas donner trop de nouvelles, mais je ne vous oublie pas!
 
à bientôt.
céline-fatoumata!
pour ceux qui ne le savent pas encore, ici on m'a baptisée Fatoumata Diamé!
Par céline
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Dimanche 30 septembre 2007

Voilà, cette fois, le départ est tout proche! Je pars donc demain matin... Et la valise est ... presque faite! 
Une petite fête surprise m'a permis de voir les z'amis avant le grand départ, et ça fait beaucoup de bien!
Dernier verre de vin du coin, dernier sandwich-saucisse, dernier barbecue, donc! dernier bout d'fromage, de charcuterie, de chocolat, dernière tarte aux pommes... Avant 3 mois!!
Au lieu de ça, des p'tits plats de poisson, des saveurs épicées, du thé "sacré", des "fatayas", du riz toujours accompagné de sauces délicieuses... Il parait que le Sénégal est l'un des pays d'Afrique noire où la cuisine est la meilleure! Je vous dirai ce qu'il en est!
Me voilà donc à la fois excitée, émue, pressée, et la tête pleine de questions!
J'essaierai de d'alimenter ce petit blog le plus souvent possible. N'hésitez pas à mettre des "commentaires", ou à envoyer des p'tits mails...

A très bientôt...

Par céline
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Vendredi 21 septembre 2007
Comme le projet a été modifié en cours de route, voici la copie de mon nouveau dossier de financement... c'est un peu long, mais cela permet de faire le point!

Projet : Développer l’accès à l’éducation
pour les enfants de Nemanding (Sénégal)


I-L’association Mondo Challenge
 
 
Mondo Challenge est une association à but non lucratif dont le siège est situé en Grande-Bretagne. La création d’une « antenne » française est en cours. Son objectif est de parvenir, avec un minimum de finances, à fournir un service de qualité à la fois aux volontaires, et à ses différents partenaires, au sein des pays dans lesquels elle mène ses projets.
 
Mondo Challenge a vu le jour en 2001, avec un projet mené à bien sur plusieurs années au Népal, par Anthony Lunch lui-même, le directeur actuel de l’organisation. Depuis, l’action de Mondo Challenge s’est étendue sur plusieurs pays, avec actuellement plus de 60 projets en cours concernant le développement économique ou des programmes éducatifs. Ces projets ont eu un impact direct sur environ 60000 personnes, la plupart en grandes difficultés. L’action de Mondo Challenge s’est énormément accrue en quelques années. Ces projets ont pu être réalisés grâce à l’investissement et au travail de plus de 600 volontaires, qui ont travaillé sur les différents programmes, et à une équipe de coordinateurs au siège de Mondo Challenge et à l’étranger, qui soutient les volontaires sur le terrain.
 
La vision de Mondo Challenge a toujours été de privilégier l’aide directe aux populations plutôt que l’envoi d’argent. L’expérience de Mondo Challenge a démontré que les petites actions concrètes qu’elle mène sont souvent beaucoup plus efficaces sur le terrain que certains programmes menés par de grandes ONG.
 
 
II- Le projet au Sénégal

1-Le Sénégal

Le Sénégal est un pays culturellement très riche et qui plus est, l’un des pays les plus démocratique d’Afrique. Le gouvernement Sénégalais fait beaucoup d’efforts pour développer le système éducatif et les programmes sont pour la plupart bien établis. L’objectif du volontariat et de MondoChallenge est de promouvoir l’éducation et de faire en sorte, en travaillant en équipe avec les professeurs locaux, de donner toujours plus de moyens et de chances aux élèves de Nemanding, de développer leurs connaissances et leurs aptitudes. Tous ensemble nous voulons agir pour donner à ces enfants les moyens de s’épanouir et de réussir.

2-Nemanding

Nemanding est un village situé au Sud-est du Sine Saloum, à environs 300km de Dakar.
Mondo Challenge est déjà en contact avec les enseignants de ce village, et avec des familles d’accueil pour les volontaires.
Par ailleurs, un coordinateur local fera le lien entre les volontaires, les familles d'accueil, et l'école. Il nous fera découvrir la culture du pays, et rencontrer les différents partenaires du projet.
 
III- L’école de Nemanding


L'école de Nemanding a été créée en 1990. Mais à l'époque, il n'y avait qu'une clase . puis en 2004, 6autres classes ont été construites, ce qui a permis à la plupart des enfants du village d'y accéder. Elle est donc très récente, et peu équipée. 
L'école compte environ 200 élèves, et 6 instituteurs.
Les élèves ont entre 7 et 14 ans.
Les volontaires de Mondo Challenge assistent les professeurs, notamment dans l’enseignement du français et des mathématiques. Mais le rôle des volontaires ne se limite pas à enseigner. Il s’agit de faire preuve d’imagination et d’initiative pour donner le goût aux enfants d’apprendre, et permettre à tous ceux qui le désirent de développer leurs compétences, en partageant expérience et savoir-faire.
Les volontaires sont amenés à mettre en place toute activité permettant aux élèves de s’épanouir et d’apprendre, en lien avec les professeurs.
L’objectif est également de développer des partenariats sur place, et d’encourager l’entraide au sein-même du pays, autant que possible.
 
IV-Projet : Développer l’accès à l’éducation
 
1-Aider les enseignants, et enseigner le français aux enfants

Le français étant la langue officielle au Sénégal, chaque enfant doit apprendre à la maîtriser au mieux. Dans ce domaine, les enseignants demandent à être soutenus par des personnes francophones. C’est pourquoi Mondo Challenge fait expressément appel à des volontaires français pour ce projet. Il s’agit de trouver des moyens adaptés pour aider à la fois les enseignants et les enfants, et d'enseigner le français à toute personne du village susceptible de donner des cours de soutien aux enfants. En effet, l’effectif et les moyens matériels ne permettent pas toujours de bonnes conditions d’enseignement. Des cours de soutien pour les élèves intéressés leur permettraient de renforcer leurs connaissances et d’améliorer leurs conditions d’accès à l’éducation. Pour cela, des moyens matériels sont nécessaires, et notamment des manuels et cahiers d’exercices adaptés.
Le coût de ce matériel est estimé à 200€.
Je suis en contact avec deux enseignantes françaises en école maternelle et primaire, avec qui je préparerai le contenu des formations, ainsi que les méthodes pédagogiques. Mon expérience dans la formation auprès d’adultes, et dans l’animation auprès d’enfants seront un plus pour mener à bien ce premier volet du projet.
 
2- Créer une bibliothèque

L’école de Nemanding ne dispose que de très peu de livres… Or l’accès à la lecture permettrait l’apprentissage du français et le développement des connaissances pour les enfants. Il existe un magnifique librairie à Dakar, mais seules les populations les plus riches y ont accès, ce qui n’est pas le cas des habitants de Nemanding. Au vu des revenus sénégalais, le coût d’un livre est très élevé. L'apport de livres français peut être envisagé, notamment des livres pour enfants. Mais il serait surtout intéressant d’acheter des livres d’auteurs sénégalais sur place, afin de participer à la fois à la vie économique et culturelle du pays. Les enfant pourraient alors avoir accès à leurs propre culture, par les livres de leur pays. Il existe des livres adaptés à l'apprentissage de la lecture, au Sénégal, comme "Amy et Rémy", ou "Mamadou et Binta" (source d'après une amie sénégalaise actuellement en France).
Le coût de cet équipement et de la mise en place de la bibliothèque est estimé à 400€ minimum.


V-Financement du projet
  

 Mondo Challenge n’est pas une organisation subventionnée. Elle se veut totalement indépendante, et fonctionne donc essentiellement avec les contributions apportées par chaque volontaire. Cette contribution, qui s’élève à 1650€ pour un projet de 3 mois, permet de couvrir les frais administratifs et frais d'organisation des projets (recherche des familles, rencontres des partenaires, des écoles...), et d’indemniser les coordinateurs, sur le terrain. Elle permet également d’approvisionner la « Fondation » de Mondo Challenge. Cette fondation finance certains projets nécessitant davantage de moyens financiers, comme la construction d’écoles, d’orphelinats ou de petits commerces.
C’est donc à chaque volontaire de trouver des moyens pour apporter cette contribution financière, en plus des financements de chaque projet. Ce système présente deux avantages : Tout d’abord, cela permet d’impliquer le volontaire dans le projet bien avant de partir sur le terrain, et donc de s’investir sur du long terme. Cela évite peut-être de partir à l’étranger sur un coup de tête, sans réellement avoir mesuré l’engagement pris. Plus l’engagement est réfléchi, plus le projet qui en découlera sera efficace. Par ailleurs, un projet de développement éducatif se construit sur place avec les moyens du pays (en l’occurrence, le Sénégal), et avec les habitants eux-mêmes. Rien ne se réalise seul. Il faut donc être capable sur le terrain de travailler en équipe, de trouver du matériel, et également des partenaires, qui nous permettront de mener à bien le projet. Le fait de devoir trouver des financements avant de partir oblige le volontaire à impliquer d’autres personnes dans son projet, à créer un réseau, à trouver des partenaires. C’est un bon moyen pour se préparer au terrain. 

Coût de ce projet :

-Contribution : 1650€ pour 3 mois (d’octobre à décembre 2007)
-Enseignement : 200€
-Création d’une bibliothèque : 400€

SOIT AU TOTAL : 2250€   
(Bien entendu, ce montant n’inclut pas les frais liés au voyage, assurances, vaccins, hébergement, repas, etc…)
 
 VI-Moyens de financements :

1-Les vide-greniers

J’ai à ce jour participé à 8 vide-greniers. Une trentaine de personnes se sont investies dans cette première phase de financement, par leurs idées, le prêt de camion ou remorque, l’apport de matériel à vendre sur les vide-greniers (vaisselle, livres, etc…), au profit de ce projet.
La somme obtenue s’élève environ à 1000€.

2-La vente de livres

Paul Roullaud, agriculteur de Guenrouët (44), m’a fait don d’une quarantaine d’exemplaires de deux contes qu’il a écrits : « Le fils du Roi », et « Les 4 enfants du soleil et de la mer ». La totalité des ventes de ces ouvrages sera reversée au profit de ce projet à Nemanding.
Somme obtenue : 400€

3-Le soutien financier

Certaines personnes ont soutenu ce projet par des dons. Le montant s'élève environ à 400€ (ce financement n'était pas prévu!).

4-Les mairies, les écoles

Ce projet étant lié à l’accès à l’éducation, il me semblait intéressant d’impliquer les écoles et les mairies. En effet, il s’agit là d’entre-aide et de solidarité. Les mairies et les écoles sont bien placées pour aider un village, et plus précisément une école, à développer ses moyens pour permettre un meilleur accès à l’éducation des enfants. Par ailleurs, je resterai en contact avec toute école ou mairie qui souhaiterait soutenir ce projet. J’ai déjà créé un blog, qui permettra à chacun de suivre l’évolution du projet, de donner des idées, d’obtenir des informations. A mon retour, je pourrai également intervenir dans les écoles afin de faire découvrir aux enfants la culture sénégalaise, de présenter les projets qui auront été développés au sein de l’école de Nemanding, peut-être grâce à leur implication ou à celle de leur école, de leur commune.

Pour le moment, une mairie a refusé de soutenir ce projet, étant trop sollicitée dans ce domaine.
Une autre commune m'a demandé de faire un bilan du projet fin décembre, afin de décider d'un soutien éventuel pour 2008...

A ce jour, le projet est financé à plus de 80%, ce qui est très positif! Pour les 450€ restants, je compte bien continuer les vide-greniers au retour, et peut-être un soutien de la part d'autres communes!

A suivre...
Par céline
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Dimanche 16 septembre 2007
Et voilà, le dernier vide-grenier vient de se terminer! Encore une bonne occasion de remercier tous ceux qui ont participé à ce projet (un gros merci particulier à Nath pour cette dernière partie  "préparatoire").

Hélène, ma future collègue, doit partir dans une petite semaine, la veinarde! Pour ma part, je dois patienter une semaine de plus. Encore 2 ou 3 p'tites choses à régler, et le sac sera prêt! 

Je passerai la première nuit à Dakar, chez Rosa, l'amie d'un ami, qui habite près de l'aéroport!  Plus j'avance dans ce projet, plus je me rends compte  que lorsque l'on prépare une aventure comme celle-ci,  il faut surtout en parler, en parler, et en parler encore! Il y a toujours quelqu'un, qui connait quelqu'un, qui...  peut vous aider!  Toujours quelqu'un qui  a une bonne idée, un bon contact, qui fait que l'aventure sera plus riche aussi, puisque tout le monde y aura mis son grain de sel!!  En fait, j'ai l'impression d'emporter avec moi un p'tit morceau de chacun, comme si j'avais des tas d'gens dans mes bagages!!  Je crois bien que ça me rend plus forte pour mener à bien ce projet. La préparation aussi est en elle-même une aventure!

Ah oui, pour info, ne cherchez plus, j'ai trouvé un appareil photo que je dois récupérer très prochainement!

Voilà pour aujourd'hui!
Par céline
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Lundi 10 septembre 2007

Pour info, un dernier vide-grenier aura lieu dimanche 16 septembre à Challans! Je peux encore récupérer quelques bricoles!! 

Par céline
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Vendredi 7 septembre 2007

Je viens d'avoir ces jours-ci quelques infos plus précises sur le projet, ça devient de plus en plus intéressant!! 
Nous serons 3 volontaires de Mondochallenge, réparties dans les écoles de 3 tout petits villages reculés, autour de Toubacouta. Les enseignants de ces écoles attendent avec impatience des volontaires français qui pourront les aider à organiser des cours de soutien et également de l'animation pour les enfants.  Voilà pour ce qui est de notre rôle principal, en fait on est à disposition des enseignants pour compléter leurs cours ou les remplacer auprès de certains élèves. Et puis à nous aussi de proposer tout ce qui pourrait favoriser les conditions d'apprentissage, une fois sur place, en fonction des besoins.

Pour ma part, je serai dans le village de Némanding (impossible de le trouver sur ma carte!! mais Toubacouta est trouvable sur une carte du Sénégal!) C'est donc un petit village perdu aux portes du Siné Saloum, sans eau ni électricité, donc sans touristes non-plus!! Je serai dans une famille où la maison est remplie d'enfants parait-il, et dans la cour se balladent des chèvres et des poulets... On est dans de l'authentique!! Apparemment, j'aurai une chambre-case rien que pour moi, et puis une salle-de bains/WC privative!! Oaouh! Bon, comme il n'y a pas d'eau, la salle de bain privative signifie que j'aurai mon propre seau, quoi! Je le remplirai au puits chaque matin. Voilà, et puis comme le soleil se couche à 18h et qu'il n'y a pas d'électricité, il faut absolument que j'emporte une super lampe de poche! Pour recharger mon portable, je devrai aller à Bandjagara (2km à pied), village voisin, qui lui, est "plus ou moins" équipé en électricité! Autant dire que j'essaie de n'emporter que des appareils à piles. 

A ce sujet, je recherche un appareil-photo numérique à piles, d'occasion, afin de pouvoir mettre des photos sur le blog une fois là-bas. Si quelqu'un a des infos...

Pour ce qui est de l'accès à Internet, le village de Toubacouta (10km) est équipé d'un "cybercafé" depuis peu! Bon, en fait il semble qu'il y ait un unique poste pour tout le village, qui fonctionne entre deux coupures d'électricité, très fréquentes au Sénégal! J'essaierai d'y aller une fois par semaine pour donner des nouvelles.

J'aurai bientôt des photos de l'école.

Par céline
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Mercredi 29 août 2007

ça y est, j'ai eu mon rendez-vous avec un spécialiste des maladies tropicales... Et j'en reviens avec les bras tout piqués de vaccins divers et variés, je ne pensais pas qu'il en fallait autant: Hépatite A, Hépatite B, Typhoïde, Fièvre jaune, Rage, Méningite, etc... Sans oublier le traitement anti-palu à prendre tous les jours une fois là-bas! Bon, en fait, ce genre de vaccinations dépend de l'endroit où l'on va (en l'occurence, le Siné Saloum, région plutôt sauvage), du temps que l'on va passer dans le pays (3 mois), de ce que l'on fait (là, je serai en contact avec les enfants, donc précaution maximum), et comment on est hébergé (je vivrai dans une famille du village, avec les conditions d'hygiène "locales" et non pas celles des hôtels pour touristes...). Bref, toutes les conditions sont réunies pour aller vers une "vaccination totale"!! Et puis ces vaccins sont valables plusieurs années, on ne sait jamais, si j'avais envie d'y retourner!! 

Voilà pour la santé, maintenant, il faut encore mettre à jour le passeport, et se procurer le matériel à emporter...

A suivre.

Par céline
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  • : Le blog de Céline au Sénégal
  • : 10/04/2007
  • : Blog permettant de suivre l'évolution de mon projet humanitaire au Sénégal: Préparation jusqu'en septembre, puis projet en lui-même d'octobre à décembre.

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